L'equipe de France

Il y avait eu l'Autriche (1-3) à Vienne. Il faillit y avoir les Féroé (1-0) à Torshavn. Samedi soir, c'est face à la Roumanie (1-1) que l'équipe de France a encore creusé le fossé qui la sépare de la phase finale de la prochaine Coupe du monde. Raymond Domenech et ses joueurs n'iront pas en Afrique du Sud, l'été prochain, avec des « rien n'est perdu », « on méritait la victoire », « nous avons vu de belles choses », « ça va venir »... Oui, mais quand ? A Belgrade ? Au Roudourou ? Jamais ? Aujourd'hui, il faut voir la réalité en face, les Bleus sont dans le rouge ! Et un autre résultat qu'une victoire mercredi, à Belgrade, priverait déjà les Tricolores d'un accès direct à la Coupe du monde. Il pourrait les mettre à la merci d'un coup de Trafalgar des Autrichiens au Stade de France en octobre. Impossible ? Pas si sûr, avec une inefficacité aussi affligeante que celle déployée samedi à Saint-Denis.

Il ne reste plus qu'à espérer. Espérer que Franck Ribéry retrouve, vite, très vite « des jambes de 90 minutes », que Thierry Henry et Lass Diarra gardent leur niveau, que Yoann Gourcuff ait la même emprise et le même rayonnement sur le jeu des Bleus que sur celui de Bordeaux, que Nicolas Anelka se mette en « mode Chelsea » dans la finition, que la défense se parle « avant et pas après » et qu'enfin, Raymond Domenech voit autre chose en Karim Benzema, fraîchement arrivé au Real Madrid (quand même !), qu'un « jeune c... ». Et le bon président Escalettes dans tout ça ? « Rien à dire... » s'est-il empressé de déclarer au sortir d'un couloir du SdF. Tant mieux ou trop tard ?

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